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Cap sur un nouveau monde

Sophie Conrard
Kiné actualité n° 1537 - 07/02/2019

Ce n’est pas l’arrêt de mort du paiement à l’acte, mais c’est la fin du monde libéral tel qu’on le connaît chez les professionnels de santé. Le rapport de Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees, qu’Agnès Buzyn a chargé d’inventer le nouveau modèle de financement du système de santé, plaide pour différentes formes de “paiements combinés”. Les forfaits (pour une pathologie, une séquence de soins…) vont monter en puissance. Il faudra vous mettre d’accord à l’avance, entre professionnels, entre ville et hôpital, sur la répartition de la somme.

Dans certains cas, le montant de la rémunération sera pondéré selon des indicateurs de qualité des soins. Le patient sera appelé à donner son avis (comme il le fait pour un restaurant ou un hôtel sur TripAdvisor ?) sur ceux qui lui auront été prodigués.

Il y aura aussi des indicateurs de pertinence des soins – donc des contrôles accrus, voire des limitations de prescriptions, craignent déjà certains.

Cela me semble le bon moment pour adopter des pratiques “EBP” (lire p. 14 à 18), plutôt que d’attendre qu’on vous l’impose un jour !

En Belgique, les adeptes du bronzage artificiel ont désormais l’obligation de passer par la case médecin (ou chez un dermatologue) avant de se rendre dans un institut. Et les peaux sensibles se voient refuser l’autorisation d’accéder aux cabines. Rappelons que les personnes qui font régulièrement des UV ont 20 % de risques en plus de développer un mélanome. Chez les moins de 35 ans, le taux est de 59 % ! N’hésitez pas à sensibiliser vos patients sur ce sujet.

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