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Champs magnétiques :
Le «SIS» de BTL permet de sortir de l'impasse

Sophie Conrard
Kiné actualité n° 1562 - 26/03/2020



Exerçant avec 2 confrères dans un cabinet, essentiellement en rhumatologie et traumatologie, Sébastien Rébelo utilise le Super inductive system (SIS – appareil à champs électromagnétiques à haute intensité) de BTL depuis 2 ans. Il a rapidement été convaincu de l’intérêt de cette technologie, constatant “une nette amélioration des résultats obtenus sur des patients avec qui on était dans une impasse thérapeutique. Le SIS a permis de débloquer certaines situations”. Il a par exemple traité des patients “très algiques, avec qui je devais me contenter de réaliser des soins antalgiques, sans pouvoir entrer dans la phase de rééducation. L’effet positif a été immédiat, comme quand on éteint un incendie”.

En 2 ou 3 séances, le kinésithérapeute parvient ainsi à “redonner espoir et confiance à des patients qui stagnent depuis longtemps”, ce qui s’avère utile pour entamer ensuite la phase de rééducation et de réadaptation.

En phase aiguë ou chronique
Récemment, Sébastien Rébelo a utilisé le SIS avec un patient hémiplégique qui a du mal à rouvrir la main après l’avoir fermée. “Cela m’a permis de diminuer la spasticité et de renforcer les muscles antagonistes, et progressivement, il reprend le contrôle de sa main. Les résultats sont plus durables qu’avec des outils d’électrothérapie classiques.” Par ailleurs, il s’en sert parfois pour réveiller une sidération musculaire, comme avec cette patiente opérée d’une ménisectomie “dont le quadriceps était hors service : j’ai essayé les techniques habituelles (massage, travail musculaire indirect, éléctrothérapie), en vain. Alors j’ai testé le SIS, et en une seule session de 13 minutes, c’était réglé”, raconte-t-il.

Cet appareil s’avère aussi efficace sur “des tendinopathies en phase aiguë, avec des patients qui ne supporteraient pas les ondes de choc ou un massage transverse profond”, ou encore des capsulites rétractiles : “En même temps que je maintiens en place l’appareil (après en avoir ôté la tête), je mobilise l’articulation, ce qui me permet un gain d’amplitude immédiat, sans pour autant réactiver l’inflammation”, explique-t-il.

Avec le SIS, il traite aussi les douleurs méniscales, les lombalgies aiguës ou encore les gonalgies :

“Je l’utilise en fin de séance, après un effort intense, afin de réharmoniser le membre inférieur pour éviter de déclencher des douleurs par la suite.”

“Un bon complément” aux techniques kinésithérapiques
Cet appareil est “un bon complément à l’arsenal thérapeutique habituel du kinésithérapeute, grâce auquel la durée de prise en charge est réduite, pour certaines pathologies. Pour une capsulite, le nombre de séances est presque divisé par 2 !”. Il est tellement efficace que Sébastien Rébelo et ses confrères l’utilisent tous les jours, et qu’ils en ont acheté récemment un second parce que le premier ne suffisait pas à leurs besoins.

“Attention, ce n’est pas un appareil miracle, parfois il n’a aucun effet sur certains patients : il faut tester.” Par ailleurs, Sébastien Rébelo ne dégaine pas son SIS d’emblée : “Je ne veux pas tomber dans la facilité. En tant que kinésithérapeute, je travaille d’abord avec mes mains et je dispose de nombreuses techniques. Et lorsque je vois un patient pour la première fois, je ne souhaite pas mettre une machine entre lui et moi, ce qui créerait une distance.”

Cette option est donc réservée aux cas les plus algiques, par exemple une crise de sciatique aiguë. L’intérêt de l’appareil est qu’il ne dégage pas de chaleur, donc il ne relance pas l’inflammation. “Je règle la puissance en fonction du ressenti du patient. Si la douleur augmente, j’arrête immédiatement la machine”, précise le kinésithérapeute.

© D.R.

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