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Ancienne capitale impériale :
Kyoto et ses mille temples

Le célèbre temple du Pavillon d'argent.

Damien Regis
Kiné actualité n° 1428 - 17/12/2015

De toutes les villes du Japon, Kyoto est sans doute la plus intéressante à visiter. Son riche passé impérial, ses temples majestueux et ses grands jardins bien ordonnés, sa population jeune et cultivée en font une parenthèse enchantée dans la suractivité d'un pays sans cesse tourné vers le développement.

Elle fut la capitale du pays et la résidence impériale pendant plus de mille ans (de 794 à 1868) et rien ne saurait lui faire oublier ce riche passé. Kyoto est une enclave culturelle d’une exceptionnelle beauté où règnent calme, sagesse et sérénité. C’est le creuset d’une grande civilisation, le berceau des traditions, là où siège l’âme de tout un peuple à qui l’harmonie intérieure permet de conjuguer la spiritualité du passé avec la pression matérialiste du présent. Pour tout cela, Kyoto est belle et fascinante.

On y arrive après s’être posé dans la grande ville voisine d’Osaka et on est immédiatement surpris (on pourrait écrire envoûté) par le caractère traditionnel de la vieille cité, la seule à ne pas avoir été bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale. Un séjour d’une semaine n’est pas de trop pour qui veut s’imprégner de l’ambiance de ce véritable musée à ciel ouvert.

Sur le chemin du temple Kiyomisu-dera.

Calme et spiritualité
Dans la partie Est de la ville, qu’il est préférable de parcourir à pied ou à vélo, on découvre d’abord le célèbre temple du Pavillon d’Argent (Ginkaku-ji), premier choc avec cette civilisation si différente de la nôtre. Puis on emprunte le “Chemin de la Philosophie” pour arriver à l’immense temple Elkan-do, avec ses multiples pavillons aux toits en pagodes reliés par de spectaculaires couloirs décorés. Puis c’est le temple de Nanzen-ji, avec son imposante porte de bois sculptée.

On enchaîne avec l’élégant sanctuaire Heian, un édifice érigé pour marquer le premier millénaire de la cité. Puis, au milieu de l’imbrication des ruelles du quartier de Gion, on arrive au sanctuaire Yasaka, autre merveille d’architecture. Partout le calme, les jardins clos et zen avec leurs bonzaïs et le savant ordonnancement des pierres lisses. Partout des dieux, des prières au son du gong, des fleurs par milliers, des effluves d’encens, le bruit des pas sur le gravier…    

Par les ruelles pavées bordées de maisons anciennes et d’échoppes, on grimpe vers le temple Kiyomisu-dera dont la source d’eau pure est réputée sacrée. Et qui offre de sa terrasse une incroyable vue panoramique sur Kyoto et ses environs.

Au Nord-Ouest de la ville se trouvent trois des plus beaux temples. Le Ninna-ji, qui est à lui seul une petite cité composée d’une multitude de temples jadis réservés à la famille impériale. Ensuite le Ryôan-ji et son jardin aux quinze pierres, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, destiné à la méditation. Enfin le temple du Pavillon d’Or (Kinkaku-ji), qui se reflète dans le lac. Il faut également voir la villa impériale Katsura, entourée des plus beaux jardins de Kyoto, à l’harmonie étonnante.

Pour assister à la traditionnelle cérémonie du thé, choisissez le quartier de Gion (où se trouvent quelques maisons de geishas). Et pour prendre un verre dans un vrai bar-club ou un repas dans un quartier animé, nous conseillons le secteur de Ponchoto.

Le temple Tôdai-ji, à Nara.

Le bouddha géant de Nara
Pour s’échapper de la cité millénaire et découvrir un peu plus le Japon sans passer par Tokyo, affreusement stressante, on peut visiter les deux villes les plus proches de Kyoto : Nara et Osaka. Située à 32 kilomètres, Nara est connue pour son immense parc où se promènent des centaines de daims en liberté. Elle aussi, qui fut capitale avant Kyoto, jouit d’un riche patrimoine. Il faut voir le temple Tôdai-ji, fondé en 732, l’une des plus grandes structures de bois au monde. Il abrite le plus grand bouddha en bronze de la planète, haut de 16,20 m et d’un poids de 450 tonnes ! L’autre site à visiter est le sanctuaire Kasuga, situé en forêt et entouré de plusieurs centaines de lanternes de pierre.

Osaka est plus grande, rendue célèbre par les JO de 1964 et l’Exposition universelle de 1970. C’est la troisième ville de l’archipel, baptisée “la Venise du Japon” mais très largement détruite pendant le conflit de 1939-1945. L’avenue principale, il est vrai très luxueuse, est qualifiée de “Champs-Élysées du Japon” ! Mais il faut surtout voir l’immense château de Toyotomi Hideyoshi, qui domine la ville avec majesté. Plus de 600 000 hommes furent nécessaires à sa construction. Détruit par le feu en 1615, 1665 et 1867, il a été entièrement reconstruit à l’identique en 1931. 

en savoir plus

Office national du tourisme japonais :
4, rue Vendatour
75001 Paris. Tél. : 01 42 96 20 29
et www.tourisme-japon.fr

Les vols : vols directs Paris-Osaka sur Air France (environ 900/1 000 € A/R)

Monnaie : un euro vaut environ 140 yens. En plus du billet d’avion, il faut compter pour l’hôtel, les transports, les repas et les entrées, entre 120 € et 200 € par jour et par personne en catégorie “confortable” ou “très confortable”, le double en catégorie “grand luxe”.

La bonne saison : de fin avril à mi-octobre.

Formalités : un passeport valide encore six mois. Pas de visa pour les Français pour un séjour de moins de trois mois.

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