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Pose d'une PTG :
La kinésithérapie limite la consommation d'opioïdes

Sophie Conrard
Kiné actualité n° 1598 - 25/11/2021



Une étude américaine publiée dans le JAMA Network Open révèle que les patients qui bénéficient de séances de kinésithérapie avant et après la pose d’une prothèse totale de genou (PTG) présentent un risque réduit de prendre des opioïdes au long cours. Un constat d’autant plus intéressant que cette chirurgie génère chez 20 à 30 % des patients des douleurs post-opératoires persistantes au-delà de 3 mois et une partie d’entre eux deviennent des consommateurs d’opioïdes au long cours.

Les chercheurs de la Boston University School of Medicine ont utilisé une base de données identifiant 67 322 personnes d’au moins 40 ans, ayant eu une PTG entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2016. Dans cette cohorte, 38 408 patients n’avaient jamais pris d’opioïdes et 28 914 en avaient déjà pris.

L’analyse des données indique que la kinésithérapie avant et après la pose de la prothèse est associée à un risque réduit rapproché (OR) de prise d’opioïdes au long cours de 0,75 dans les 2 groupes, avec une différence statistiquement significative par rapport à l’absence de kinésithérapie dans les 2 cas.

Le risque de prendre des opioïdes au long cours diminue avec le nombre de séances de kinésithérapie, avec un OR de 0,82 pour 6 à 12 séances et de 0,71 pour au moins 13 séances, par rapport à 1 à 5 séances chez les patients qui ont déjà eu l’occasion d’être traités avec ces médicaments. Par ailleurs, dans les 2 groupes de patients, le risque de prise d’opioïdes au long cours augmente avec le délai d’initiation de la kinésithérapie.

Par Sophie Conrard (avec APM news)

© JodiJacobson/Istock/Getty Images Plus

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