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Dérives thérapeutiques :
L'Agence du DPC se rapproche de la Miviludes

Sophie Conrard
Kiné actualité n° 1635 - 06/07/2023



Michèle Lenoir-Salfati, directrice de l’Agence nationale du développement professionnel continu, et Donatien Le Vaillant, chef de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), ont signé le 23 juin une convention de partenariat pour 3 ans. “Elle matérialise notre volonté commune de poursuivre la démarche de collaboration initiée en 2017, dans la lutte contre les dérives sectaires au bénéfice de l’ensemble des usagers du système de santé”, expliquent les 2 instances.

Cette convention se traduira par 2 types d’actions : “le recueil et l’échange d’informations entre la Miviludes et l’ANDPC, portant sur le signalement de situations à risques ou de dérives sectaires constatées dans le champ de la formation des professionnels de santé ; et la sensibilisation et l’information des agents et membres des instances de l’ANDPC en termes de repérage des risques de dérives sectaires”, par le biais de formations dispensées à l’Agence par des représentants de la Miviludes.

En 2021, 4 020 signalements ont été enregistrés par celle-ci. Environ 20 % de ces signalements concernent le champ de la santé, soit 744 dossiers, dont 70 % relèvent de pratiques de thérapies non conventionnelles (520 dossiers). “La formation a toujours constitué une porte d’entrée pour ces mouvements avec l’essor des formations délivrant des diplômes non reconnus par l’État à des personnes susceptibles d’abuser de la fragilité des patients.

La crise sanitaire a constitué un terreau fertile pour ces mouvements”, explique Michèle Lenoir-Salfati, qui veille à éliminer du catalogue DPC toute offre douteuse.

© tatianazaets/Istock/Getty Images Plus

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